Covid19 – Plan de sortie de crise de l’Institut Santé

Téléchargez le plan de sortie de crise  de l’Institut Santé ici

PlanSortiedecriseCovid19-InstitutSante-09042020

Préambule du plan

Comment allons-nous organiser la réouverture des entreprises, des écoles, des universités, des lieux publics après le pic épidémique du Covid19 ? La vie sociale va-t-elle redevenir comme avant ?

Aborder ces sujets en plein cœur de la lutte contre l’épidémie, alors que les services de réanimation sont saturés dans certaines régions semble indécent pour certains.  Ce serait placer l’économie avant le sanitaire, presque négliger la vie humaine.  En fait, c’est essentiel !

Le passage du pic épidémique et le relatif soulagement des efforts dans les services hospitaliers ne signifieront pas le retour à la vie normale.  Avec une minorité de la population immunisée, nous sommes loin du seuil de l’immunité de groupe (de l’ordre de 60%). Le chemin va donc être long jusqu’à l’atteinte de cet objectif.

Comme nous sommes sur un temps long de sortie de crise (qui se compte en mois plutôt qu’en semaines), si nous ratons la sortie du déconfinement collectif actuel, le tribut humain, économique et social sera sans doute supérieur à ce que nous avons connu depuis deux mois. Sans ligne stratégique forte et lisible par tous, notre pays, notre société risque de sombrer dans des moments tragiques. Sans soutien populaire de cette ligne stratégique, le plan de sortie de crise échouera. Il faut donc en débattre maintenant et participer activement à son élaboration.

L’Institut Santé a mené une recherche transdisciplinaire depuis début 2018 sur la refondation de notre système de santé, conduisant à un programme publié en novembre 2019[1].  Nous avons souligné l’urgence de faire de la santé publique une priorité des réformes pour un secteur qui sera le plus stratégique du XXIème siècle et sur lequel notre pays a des atouts pour émerger parmi les leaders.

Il nous a semblé utile de mettre à contribution le réseau d’expertise que l’Institut Santé a constitué pour établir un plan de sortie de crise dont les enjeux sanitaires, économiques et sociaux sont colossaux. Je remercie vivement toutes les personnes qui ont aidé à la constitution de ce plan.

Ce plan se veut aussi un message d’espoir, d’optimisme pour un monde meilleur, de reconquête de la maitrise de notre destin si durement affecté par cette crise !

 

Frédéric Bizard

Président de l’Institut Santé

[1] « Et alors la réforme globale de la santé, c’est pour quand ? », Editions Fauves, Ouvrage collectif, 2019

 

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10 Commentaire

Participez à la discussion et dites-nous votre opinion.

Ben Nichoinrépondre
9 avril 2020 à 10 h 40 min

Et la CHLOROQUINE ! ….. BORDEL !….. Pas de traitement , pas de baisse de la virémie , pas de baisse de la contagion , plus de cas graves , surcharge des services , surcharge des Reas , augmentation du taux de mortalité . Voir comparaison des stat des Bouches du Rhône ( PACA) avec le grand Est ou l Ile de France ….

Claire Roborelrépondre
8 mai 2020 à 11 h 00 min
– En réponse à: Ben Nichoin

Vous avez raison, on laisse mourir des personnes qui auraient pu être sauvées d’une forme grave du Covid 19 et on ne baisse pas les contaminations possibles en empêchant les médecins de prescrire la chloroquine.C’est une honte, un scandale d’Etat qui se passe devant nos yeux.Et nos gouvernants, eux, ont la chloroquine dans la poche, je vous rassure.Pauvre peuple français qui subit encore une fois un manquement grave des gouvernants.Je suis médecin de formation.

Colin Dujardinrépondre
9 avril 2020 à 17 h 52 min

Bonjour et merci pour ce travail qui m’aide à poser la réflexion d’une sortie de crise.
J’ai une remarque de définition sur les personnes à « haut risque Covid19 », avec une possible confusion des risques.
Ce qualificatif peut faire penser que ces personnes sont plus à risque que d’autres d’être contaminées par le coronavirus, or je ne crois pas que cela soit le cas.
Si je ne me trompe, c’est le risque de gravité (et donc de décès) de la maladie qui est élevé chez ces personnes, ce sont donc plutôt des personnes à « risque de Covid-19 grave ».
Et donc qu’il faut protéger prioritairement du risque infectieux et secondairement qu’il faudra vacciner prioritairement.
cordialement

Dr Patrice DEGLISErépondre
9 avril 2020 à 19 h 21 min

Dans ce rapport, la sortie du confinement est pressentie pour le 4 mai 2020. Date à laquelle je pourrai théoriquement reprendre mon activité de médecin ophtalmologiste. Or nos modalités de travail impliquent un examen face à face examinateur/examiné à 30 cm de distance.
Les personnes du groupe 3 représentent un réel risque d’être porteuse du virus et d’entretenir la chaîne de contamination.
Il est écrit: « Des mesures de protection renforcées sont à définir et à appliquer pour permettre au reste de la population de fréquenter les cabinets médicaux et paramédicaux avec suffisamment de confiance pour éviter les reports de soins ».
Pouvez vous affirmer que nos responsables seront en mesure d’assurer la fourniture des moyens de protection ( masques FFP2 pour les personnels ET chirurgicaux pour CHAQUE patient entrant (> 60 par jour (2 médecins – 1 orthoptiste) et gel hydro-alcoolique) en quantité suffisante de façon pérenne et pour plusieurs mois ?
Si cette condition n’est pas respectée, ne voulant pas contribuer à la dissémination, le cabinet restera fermé

Philippe Hrépondre
12 avril 2020 à 22 h 26 min
– En réponse à: Dr Patrice DEGLISE

Un peu facile, non, de faire porter toute la responsabilité de fourniture des matériel sur le seul gouvernement, quand on est un cabinet privé ? Vous n’aviez pas de masque ? Comment faisiez-vous chaque hiver avec l’épidémie de grippe saisonnière ? Pas de gel HA non plus ? Comment faisiez-vous entre chaque patient ? … Si chaque acteur privé avait commandé ce type de dispositifs un peu plus régulièrement chaque année, l’intensification rapide de la chaine de production aurait posé nettement moins de problème. Maintenant, c’est sûr, passer de 0 à supra-maximal en un claquement de doigt, c’est nettement plus difficile.

P. DEGLISErépondre
21 avril 2020 à 13 h 15 min
– En réponse à: Philippe H

M. H.
A l’évidence vous ne faites pas partie des instances de l’Institut Santé.
Mon commentaire, si vous me lisez bien, concerne les difficultés de mise en œuvre du plan de sortie de crise notamment vis-à-vis des personnes du groupe C et de ses conséquences pratiques.

Vous semblez oublier que la grippe saisonnière (GS) bénéficie d’une prévention par la vaccination. J’espère que comme moi vous vous faites vacciner chaque année pour protéger les autres. Si oui vous faites partie des 47% de la population compliante, ce qui est significatif et suffit en partie à enrayer le processus.
Contrairement à l’épidémie actuelle, les personnes contaminées par la GS présentent des signes cliniques aigus dès la 24ème heure et nul besoin de leur préconiser de rester confinées.
Aucun appel annuel de la DGS dans les médias pour les mesures de protection contre la GS. Excepté pour des centres spécialisés il est inutile en pratique courante de faire des stocks de moyens de protection.

Pour répondre également à N. Barbulesco, qui ne précise pas son domaine d’activité, vous êtes vous rendu chez votre pharmacien pour acheter ces moyens de protection ? La question n’est pas d’obtenir 18 masques par semaine par professionnel de santé mais 300 pour vous et nous protéger, que ce soit gratuitement ou non. Objectif intenable!

Qui est responsable de cette imprévoyance ? Qui a abandonné le maintien des stocks de 2013 ? Je persiste à incriminer nos responsables passés et actuels.

Nicolas Barbulescorépondre
13 avril 2020 à 20 h 32 min
– En réponse à: Dr Patrice DEGLISE

Je devine que tu es un médecin libéral. Pourquoi « nos responsables » te fourniraient ce matériel? Gratuitement? Contre paiement? L’État ne me fournit pas ma nourriture, ni mes vêtements, ni mes chaussures qui me servent à travailler. Mon employeur non plus. Je suis travailleur salarié. L’État français fournit-il, à ma coiffeuse, aux plombiers, aux entrepreneurs, aux travailleurs libéraux, leur matériel? En général, non, même s’agissant de matériel de protection. Et c’est normal. [Il offre gratis, actuellement, des masques à des professionnels de santé libéraux. C’est une exception, contestable surtout en période de pénurie.]

Bernard GODIARDrépondre
10 avril 2020 à 10 h 15 min

Un travail structuré et fiable,cela change de l’information gouvernementale …
Malgré tout la mise en pratique par les citoyens laisse sceptique dans notre systéme trés individualiste….

couderc philipperépondre
18 avril 2020 à 15 h 02 min

S’inspirer des mesures allemandes devient urgent. Au moins là-bas peut-on prendre l’air en forêt, en campagne, en bord de mer, on peut faire du vélo sans risquer d’amende. L’idée d’une approche républicaine pour confiner strictement la population est spécieuse. Quand on habite en campagne, ça ne gêne pas les gens des villes si on doit faire 40km voire plus pour trouver un médecin spécialiste, aller voir un spectacle de théâtre ou aller au cinéma. Alors si on peut bénéficier de la nature, où est le problème ? En Allemagne, les Länder gèrent avec la chancelière. En France on aimerait une vraie démocratie. En attendant, l’Allemagne a des résultats 10 fois meilleurs qu’en France. Avec un respect de la population. Alors, on attend quoi ?

Loubatrépondre
24 mai 2020 à 6 h 59 min

Comment pourrions nous continuer à faire confiance au soit disant meilleur système de santé mondial quand on voit tous ces praticiens s’insulter en direct sur les chaînes de télévision nationales.
Un peu de retenue Messieurs Dames,même si on peut imaginer aisément que les intérêts de certains sont en jeu.

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